Il arrive au moment où la canicule s’en va. Coïncidence ? Sûrement pas ! Au programme de ce numéro rafraîchissant, une femme fière d’être à la tête d’une agence d’architectes, la végétalisation contre l’urbanisation, une réflexion sur la direction à suivre pour les villes, la brouille qui monte entre les architectes et les pouvoirs publics et la vision de Roland Castro pour le Grand Paris.

Tout ce que vous devez savoir cette semaine est dans l’hebdo MAF #31 !
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Les titres de chaque paragraphe sont cliquables pour vous proposer l’article original.

 

👉 Je suis fière d’être une femme à la tête d’une agence d’architectes

Les femmes à la tête d’agences d’architecture ne sont pas légion. Maud Caubet fait partie de ce cercle fermé. Depuis 2006 elle dirige la structure qu’elle a elle-même montée. Un parcours fait d’évasion, d’espace et de lumière qui imprègne son travail d’architecte. Dans le cadre du concours « Inventons la Métropole du Grand Paris », l’agence a décroché la réalisation du franchissement Pleyel.

La volonté derrière ce projet est de densifier le tissu urbain dans une zone marquée par les frontières physiques (faisceau ferroviaire, périphérique). L’approche de Maud Caubet, qui fait de la lumière le premier matériau sur lequel elle travaille, à forcément dû faire pencher la balance en sa faveur.

 

👉 Contre la canicule, les arbres restent la meilleure des solutions

Les fortes chaleurs qui font de l’été 2018 un signe annonciateur d’un réchauffement climatique mondialisé, invitent à se questionner sur les solutions à mettre en œuvre rapidement. Les Entreprises du Paysage en profitent pour exposer les bénéfices d’une végétalisation intense des zones urbaines.

Outre l’ombre bienvenue que les grands arbres apportent en période de fortes chaleurs, chacun d’entre eux serait capable d’absorber 5.4 tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent d’un trajet de 600 en Airbus A320, et peut retenir jusqu’à 20 kg de poussière. Le tout, en absorbant une grande partie de la chaleur solaire.

Avec un investissement estimé à 3.6 € par habitant, la végétalisation des villes permettrait de sauver entre 11 000 et 37 000 vies. N’est-ce pas ce que l’on peut qualifier de bon retour sur investissement ?

 

👉 Envoyer sa ville en l’air, une bonne idée ?

Les tours d’habitation sont-elles l’avenir ? C’est la question sur laquelle beaucoup ont un avis, souvent divergent. Pourtant, c’est l’avenir du visage des villes et des comportements urbains de demain qui sont en jeu. Avec le vote validant de justesse la construction de six gratte-ciel d’habitations dans le 12ème arrondissement parisien, La Croix prend du recul sur la hauteur.

Limitation de l’étalement urbain, densification à outrance de la ville, préservation des espaces cultivables, constructions énergivores, végétalisation des constructions … les arguments s’entrechoquent sans trouver de terrain d’entente.

Dans ces dossiers, pour l’instant, il y a forcément un camp des heureux et un camp des déçus. Est-ce que le plus grand défi de la ville de demain ne serait pas de mettre tout le monde d’accord pour construire ensemble dans la même direction ?

 

👉 Architecte et pouvoirs publics : deux conceptions des lendemains architecturaux

Le dialogue entre les architectes et les pouvoirs publics serait-il rompu ? A en croire les derniers faits marquants de l’actualité du secteur, il est évident qu’il règne un malaise. Traduction visible de cette querelle intestine, l’architecte engagé Laurent Tirard, délogé par la gendarmerie, du sommet de l’ascenseur à bateaux du port de l’île d’Oléron. Il y était monté avec des banderoles pour protester contre la politique immobilière locale.

Moins spectaculaire mais tout aussi engagé, l’architecte Christian de Portzamparc, qui critique la dangerosité de certaines réformes structurelles portées par la Loi ELAN. On pourrait également citer Denis Dessus, président du CNOA qui tire à boulets rouges sur le projet de loi, ou encore Initiative Logement, qui tente de réajuster le tir en étant force de proposition …

 

👉 Roland Castro voit Grand pour Paris

A la demande d’Emmanuel Macron, Roland Castro dessine actuellement l’avenir du Grand Paris. Invité à expliquer sa vision au micro de France Inter, il a fait part de son enthousiasme sur l’opportunité qui est donnée à tous les acteurs de collaborer dans la création d’une « métropole formidable ».

Interrogé sur l’étalement de la métropole parisienne sur les communes limitrophes, il préfère y voir la multiplication des lieux de vie et la somme de 3000 villages qui ne feront qu’un pour créer une nouvelle dynamique de la ville lumière à grande échelle.